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RACISME ET HISTOIRE : LE TABOU >

La société Francaise souffre d'amnésie. Elle se refuse à reconnaitre les périodes peu glorieuses de son histoire durant lesquelles l'esclavagisme et le colonialisme ont été justifiés par un racisme institutionnel. Ces périodes sont révolues, mais mal assumées, formant ainsi un bon terreau pour permettre au racisme institué à l'époque de survivre sous d'autres formes.


QUI ETES VOUS?

Nom : Titophe

Marié a une femme noire depuis bientot 20 ans, père d'enfants metis, je suis de plus en plus inquiet face aux non-dits de notre société occidentale. Admettre et reconnaitre notre histoire dans ses composantes les moins glorieuses serait enfin admettre qu'etre Francais, ce n'est plus seulement etre un descendant des gaulois. Nous pourrions rendre leur dignité a celles et ceux qui se sentent exclus.



METISSE!


Pour Noël, ma fille cadette a reçu le dernier disque de Yannick Noah dont le titre phare est la chanson “Métis”. Hier soir, lors du cérémonial du coucher (5mn de masque aérosol pour son asthme, brosse a dents, suivi de la traditionnelle petite histoire, bref 20mn au minimum, tous les papas connaissent cela) elle a absolument voulu commencer par me faire écouter cette chanson qu'elle connaît déjà par c½ur a force de la passer en boucle.

En la regardant chanter par-dessus la voix de Yannick “♪Je suis métisse, mélange de couleurs, [...]♪” je n'ai pu m'empêcher de constater son réel plaisir a faire siennes les paroles de cette chanson. Car effectivement, elle a la une justification évidente à se l'approprier, ma petite métisse chérie.

Les métisses sont appelés les “ni-blancs ni-noirs” au Cameroun ou nombre d'expressions ainsi imagées jalonnent le langage (*). Cette dernière illustre très bien le difficile positionnement identitaire des métis qui sont pris entre deux blocs que nos armures ont créés. Ils sont souvent “noirs” en Europe et “blancs” en Afrique, c'est-à-dire qu'on ne les considère chez eux nulle part.

Aussi, je voulais par ce petit billet remercier Yannick Noah car par ses paroles légères il donne soudain une identité a celles et ceux qui sont le fruit de l'amour simple. Je ne résiste pas à terminer ce billet en donnant la version intégrale des paroles de la chanson.



♪[Choeurs]:
Je suis métis, un mélange de couleurs oh oh
Oh métis, je viens d'ici et d'ailleurs


[Yannick Noah]:
Marcher pieds-nus dans la ville, en sandales dans la jungle
Tu sais le mélange est facile, il suffit d'être simple
Je suis une éclipse, une rencontre insolite,
Je suis fier d'être métis, j'ai la chance de choisir

[Choeurs]:
Je suis métis, un mélange de couleurs oh oh
Oh métis, qui viens d'ici et d'ailleurs
Je suis métis, un mélange de couleurs oh oh
Oh métis, je viens d'ici et d'ailleurs oh oh

[Yannick Noah]:
Si parfois je me perds au milieu des deux rives
Si j'ai besoin de repères, mes racines me guident
Un sentiment basique, un élan, une chance
Une si belle mosaïque et dans mon coeur ça danse

[Disiz]:
Je suis la preuve vivante que tous les humains sont les mêmes
Je suis l'enfant d'Adam et Eve
Je suis un rêve comme Ismaël en Israël
Renie ta haine et fais sourire les anges
Mélange le Gange et la Tamise
Métis des Indes et du Brésil
On est métis comme Sade, Bob Marley
Tu peux te marrer ou bien te barrer
On peut en parler
Multicolores, anti-connards et tous mes colocataires
Caracolent en tête pour des idées
D'un monde plus métissé

[Choeurs]:
Métis, un mélange de couleurs oh oh
Oh métis, qui vient d'ici et d'ailleurs oh oh
Je suis métis, un mélange de couleurs oh oh
Oh métis, qui viens d'ici et d'ailleurs oh oh

[Y]: Je suis métis
[D]: Deux êtres différents qui se mélangent et ne font qu'un
[Y]: Je suis métis
[D]: Deux cultures, deux passés qui se rassemblent et ne font qu'un
[Y]: Je suis métis
[D]: Deux façons de penser qui se rassemblent pour ne faire qu'un
[Y]: Je suis métis
[D]: Pas besoin de voyager pour dire que je viens de loin

[Choeurs]:
Na na na na na na na na na oh oh
Na na na na na na na na na oh oh
Métis
Na na na na na na na na na oh oh
Oh métis na na na na na na na na na oh oh
Je suis métis, un mélange de couleurs oh oh
Oh métis, qui viens d'ici et d'ailleurs oh oh
Je suis métis, un mélange de couleurs oh oh
Oh métis, qui viens d'ici et d'ailleurs oh oh
Je suis métis, un mélange de couleurs oh oh
Oh métis, qui viens d'ici et d'ailleurs oh oh


(*)On peut citer :
- Les longs crayons = les étudiants
- Les cochons grattés = les blancs
- Ca fait depuis depuis = il y a longtemps
- Les mange mille = les policiers (1000 FCFA = 1.5 ¤)



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1- RACISME ET HISTOIRE: LE TABOU

# Posté le lundi 31 mars 2008 09:13

Modifié le dimanche 26 octobre 2008 09:08

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" DES IMMIGRES DE SEINE-SAINT DENIS PARLENT AUX BLANCS: ON VA FOUTRE LA MERDE "


" c'est le passé qui nourrit la haine d' Awa, une sénégalaise de 19 ans: "les blancs ont trop fait souffrir les noirs. Nous, on pourra pas oublier l' esclavage. Peut être que c'est à cause de ça que tout ce qui est blanc, c'est notre ennemi. " " S'ils nous avaient pas vendus, l'Afrique serait riche aujourd'hui. Ils ont volé notre richesse, on va foutre la merde ici jusqu'à ce qu'ils soient fatigués," pouffe sa copine, une malienne née en France mais qui se sent "kimphe", africaine. On est ici pour faire de l'argent, et on repartira après "

Non seulement ces "chances pour la France" ne veulent pas être français, contrairement aux discours officiels ressassés par les médias, mais ils ne connaissent même pas leur propre histoire. Ce sont des africains qui ont vendus leurs frères aux marchands européens, puisqu'ils avaient l'habitude de les vendre aux marchands bédouins pour le marché musulman. Par ailleurs, si la colonisation n'a pas "vidé la richesse de l'Afrique" - et quelle serait cette richesse ? - elle n'a pas non plus fait celle de l'occident, comme d' éminents historiens l' ont démontré.

On aimerait prendre au mot ces "jeunes personnes". Je suis pour ma part persuadé qu'elles ne repartiront pas, et qu'elles feront même profiter leur famille de la "France terre d'accueil". Quel autre pays, en effet, leur offrirait le logement, l'éducation et la médecine gratuite, et en prime une idéologie officielle vous érigeant en victime perpétuelle disposant à ce titre de nombreux avantages ? Certes, je n'échangerais pas ma place pour la leur, mais la balle est dans leur camp.

Notons que cette idéologie résulte pour partie de l'enseignement de l'histoire tel qu'il est pratiqué en France. L'histoire officielle post-68 dépeint un monde où les blancs n'ont aucun mérite, ni aucune réalisation à leur actif. En revanche, leurs crimes sont innombrables. Cette conception anti-occidentale sartrienne encore d'actualité fut conçue au départ pour le public blanc dont il fallait gauchiser l'esprit, et n'était pas destiné à l'enseignement aux immigrés.


Qui aurait pu imaginer en effet dans les années 60 qu'entre dix et quinze millions d'immigrés entreraient en France en quelques décennies ?

Chez les blancs, le résultat est déjà désastreux. Sur la base de mensonges, de contresens et d'exagérations manifestes, on dresse les petits blancs contre leur propre culture, leur pays, et leurs propres ancêtres. Dans les oreilles des immigrés, le discours "salauds de blancs" accentue terriblement les effets d'un ressentiment naturel plus ou moins fondé.

De fait, il interdit toute intégration, et contribue à installer une situation explosive ... que les gauchistes s'efforceront ensuite de mettre sur le compte des salauds de droite comme votre serviteur, accusés de pratiquer la discrimination, de prêcher la haine. Un cercle infernal.


Comment tout cela se terminera-t-il ?

Le projet de l'élite gouvernante de "métisser" massivement la France ne constitue pas la solution, car un peuple de déracinés, soient-ils champions du monde de foot, ne forme pas pour autant une communauté nationale. Noyez les identités, celles-ci reviennent encore plus marquées et virulentes.


Cela s'appelle la "balkanisation". La "tabula rasa", l' "homme nouveau", cela n'existe pas. Torturé, déraciné, l'homme qui est un animal culturel, redevient bestial.


# Posté le lundi 31 mars 2008 09:47

Modifié le dimanche 26 octobre 2008 09:09

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"LA FRANCE DES COULEURS DEFENDRA LES COULEURS DE LA FRANCE"

LUTTE CONTRE LE RACISME

# Posté le lundi 31 mars 2008 09:55

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BANLIEUE : 'AU DELA DE TOUTE CRUAUTE, L'ESPOIR'

Alors que les quartiers populaires sont encore montrés du doigt pour des faits de violence, Fabrice Macaux, metteur en scène, nous livre, caméra au poing, un autre regard sur la banlieue. Celui de Kaki, 20 ans, habitant du quartier La Muette, à Garges-lès-Gonesse, commune voisine de Villiers-le-bel dans le Val d'Oise, qu'il a suivi pendant un an. Un an au cours duquel le jeune homme a subi une agression au couteau pour une affaire de vol de voiture. Le documentaire de Macaux, 'Puissance 1000' montre le cheminement de Kaki, qui refuse de se laisser envahir par la haine.

Lemagazine.info : « Puissance 1000 » nous immerge complètement dans la vie de Kaki.

Comment s'est passé le tournage ?

Fabrice Macaux : Le rapport de confiance a été dur à instaurer. Le principe de base était que Kaki m'appelait à chaque fois qu'il considérait que le moment était opportun. Au début, il y a eu beaucoup de lapins. Puis deux événements nous ont soudés : la fête du premier de l'an et lors de la rencontre au stade de France du Mali contre la Lituanie, où j'ai pu obtenir des places pour Kaki et deux de ses amis. Pour moi, l'histoire ne faisait que commencer...

Kaki : C'est vrai que j'ai pas mal testé Fabrice. Etre filmé a provoqué des réticences vis-à-vis de mes proches. Mais je suis fier du résultat, et autour de moi je constate que mon avis est partagé.

Lemagazine.info : Que vouliez-vous montrer à travers ce film ?

Fabrice Macaux: Ce que je veux montrer, c'est qu'au-delà de toute cruauté il y a de l'espoir. Oui, effectivement, il y a des problèmes en banlieue mais beaucoup moins que les médias le suggèrent. En tant que réalisateur de vidéo, de metteur en scène pour le théâtre, j'ai un rapport créatif au monde. Ce que je trouve passionnant, c'est l'ouverture vers le monde moderne, c'est-à-dire le métissage. Et en banlieue nord, on compte plus de 66 ethnies ! Le cloisonnement est un leurre. Sur un terrain de football, par exemple, tout le monde est mélangé !

Kaki : Ce que je voulais, c'est changer l'½il malsain par rapport à nos quartiers. Essayer de sortir des clichés « des bons et des méchants ».


Lemagazine.info : Comment ressentez-vous la stigmatisation dont font l'objet les habitants des quartiers populaires ?

Fabrice Macaux : Kaki a conscience de là où il est et a envie de s'élever. Après son bac, il s'est engagé dans des études de langue anglaise à la Sorbonne. En même temps, et dans le documentaire on le voit bien, il ne déjeune qu'avec des banlieusards... Il est confronté à un rapport conflictuel entre sa réalité sociale, culturelle, et l'envie de prendre toute sa place dans la société française. Le rapport communautaire, non choisie, se situe à tous les niveaux. Ce n'est pas qu'une question d'origine, c'est aussi une question géographique. La ghettoïsation vient du fait que les gens ont peur, de part et d'autres, des quartiers populaires.


Kaki : C'est vrai que dans nos cités, on s'y sent comme dans un cocon. Et à l'extérieur, on s'attache aux gens qui nous ressemble. Tout changement est perçu comme une menace. On n'aime pas trop bouleverser nos habitudes. Pourtant je pensais qu'en étudiant à la Sorbonne, tout le monde parlerait la même langue. Mais très vite, la distance s'installe toute seule.


Lemagazine.info : Comment expliquez-vous la violence des affrontements avec les forces de l'ordre, du 25 au 27 novembre derniers, suite à la collision mortelle de Mouhsine et Lakamy, en moto, avec une voiture de police ?


Kaki : Concernant cette affaire, il y a eu une vraie bavure et la façon des jeunes de s'exprimer s'est traduite par la violence, la révolte. J'ai écouté le discours de M. Sarkozy et ce qui ne m'a pas plus, c'est qu'il s'est tout de suite rangé du côté des policiers, sans rendre hommage aux familles des victimes. Si cela ne change pas en haut, il n'y aura aucune amélioration dans les relations entre les policiers et les jeunes.


Fabrice Macaux: Ce que kaki veut dire, c'est que les policiers devraient se mettre au service du bon fonctionnement du quartier. Privilégier le bien vivre, la sécurité des habitants. Au lieu de cela, les jeunes perçoivent une sensation de danger, de provocation, à la vue d'un uniforme. Ils ont peur d'être soumis au délit de sale gueule. Kaki à lui-même été victime d'une agression au couteau. Or son histoire s'est terminée dans les placards. Il croise son agresseur tous les jours... Comment comprendre ça ? Il y a pourtant des gens compétents. Je pense au maire de Garges-lès-Gonesse ou au directeur du centre culturel qui essaient de faire bouger l'affaire... sans résultat.


# Posté le lundi 31 mars 2008 10:14

Modifié le dimanche 26 octobre 2008 09:09

[ MUSIQUE ] METISSAGE

L'ALGERINO FEAT SOPRANO - ETOILE D'UN JOUR

# Posté le lundi 31 mars 2008 10:19

Modifié le samedi 21 juin 2008 07:34